Pendant longtemps, j’ai essayé de « fit in ».
Ne pas trop déranger. Ne pas faire de vagues. Me fondre. Être différente, mais en silence.
Mais aujourd’hui, être comme tout le monde, c’est avaler des pesticides à chaque repas.
C’est digérer, sans broncher, des fongicides, des perturbateurs endocriniens, des substances qui tuent la vie — dans nos assiettes, dans nos sols, dans nos corps.
Pire encore : c’est les produire, les vendre, les promouvoir.
Et parfois… en vivre.
Mais comment construire une entreprise, un projet, une vie sur ces bases-là ?
Comment pourrais-je, moi, parler de digestion, de vitalité, de bonheur du ventre…
… si je gagnais de l’argent avec des produits qui, selon les scientifiques (et bien avant eux, selon les textes médicaux taoïstes), empoisonnent la vie ?Ce n’est pas compatible.
Pas compatible avec mon éthique.
Pas compatible avec Petit Ventre Heureux.
Pas compatible avec ce que je souhaite transmettre à mes enfants, ni à la Terre.Être comme tout le monde, aujourd’hui, c’est fermer les yeux sur le lien entre la santé des sols et la santé de notre microbiote.
Mais ce lien existe. Il est évident pour la médecine chinoise depuis des millénaires.
Et désormais, nos scientifiques occidentaux le confirment.Mais malgré cela… nos députés votent pour prolonger l’usage de certains pesticides.
Sérieusement ?
Ils votent en notre nom pour l’empoisonnement du vivant ?
Et c’est encore le bio qu’on accuse de ne pas être sérieux ?Alors qu’est-ce que le bio, au fond ?
Des aliments cultivés sans poison.
Des produits qui nourrissent la vie, qui entretiennent la biodiversité, qui respectent les saisons et les humains.
Et pourtant, c’est le bio qu’on regarde de travers ?Peut-être est-il temps de changer de mot.
De ne plus dire bio, mais simplement vivant.
Et de dire clairement ce qu’il y a en face : le mort, l’inerte, le stérile, l’agressif.Moi, j’ai longtemps été “la bizarre” dans mon village. À l’école. Aux États-Unis. Puis en France.
Celle qui pleurait quand on frappait un enfant. Celle qui pleurait aussi pour les animaux.
Celle qui ne voulait pas de souffrance dans son assiette.
Et aujourd’hui, encore, c’est dur.
C’est dur pour mes enfants à l’école.
C’est dur de défendre une autre manière de vivre dans un monde qui va si vite vers l’abîme.Mais le taoïsme m’a appris une chose :
Quand quelque chose atteint son extrême… il est prêt à se transformer en son contraire.Alors, peut-être que ces votes absurdes, ces lois qui empoisonnent, sont les derniers soubresauts d’un système à bout de souffle.
Et moi, je ne veux plus rester tiède.
Les pesticides, c’est une position extrême.
On ne peut pas répondre par le compromis.
Le juste milieu n’est plus neutre, quand il cautionne l’extrême.
Le silence devient complicité.
Petit Ventre Heureux, aujourd’hui, assume.
Nous utilisons des ingrédients biologiques car nous aimons la vie.
Nous soutenons la fertilité des sols, la vitalité des intestins, et la joie de vivre au quotidien.Petit Ventre Heureux, c’est une entreprise qui n’a pas peur de déranger.
Et moi, je suis sa fondatrice :
Une femme qui a cessé de s’excuser d’aimer la vie,
De protéger le vivant,
Et de construire, jour après jour, un avenir différent.Bienvenue dans mon monde.
Un monde où l’on bâtit une alternative.
Un monde où l’on ose dire non.
Un monde où l’on agit.


